Cette semaine tout s’accélère car les températures sont d’une douceur exceptionnelle. Vous pouvez déjà observer de nombreuses floraisons qui aident nos pollinisateurs.
Les Prunus sont les plus nombreux : abricotiers, amandiers, pruniers, prunelliers, merisiers et certains cerisiers et pêchers … Ils nous offrent une diversité de fleurs blanches ou roses qui nourrissent nos abeilles


avec les saules marsault déjà évoqués en février
et les saules qui s’ouvrent à leur tour ce mois-ci


Vous pouvez également voir des arbustes à la floraison spectaculaire, d’un jaune éclatant : les forsythia, magnifiques mais peu intéressant pour les pollinisateurs, tout comme les magnolias, rose clair ou foncé, ou encore blanc, ils fleurissent très tôt cette année.


Concernant les abeilles
Avec des températures frôlant les 18-20°C, la reine passe en régime de ponte estivale. Cela a pour bénéfice que la population de jeunes abeilles se renouvelle très vite, effaçant la fatigue des abeilles d’hiver. Par contre, plusieurs risques à cela :
- Un « emballement » thermique« . Plus il y a de couvain, plus la ruche doit consommer de l’énergie pour maintenir le nid à 35°C, même si les nuits restent fraîches,
- Cette précocité florale peut être interrompue brutalement car des gelées sont habituellement fréquentes au mois de mars,
- Si cette explosion se termine trop vite et que les fleurs suivantes (colza, aubépines principalement) ne sont pas encore prêtes, les abeilles se retrouveront avec des milliers de bouches à nourrir mais plus rien à butiner,
- Et enfin, la situation la plus complexe pour l’apiculteur : si des gelées printanières arrivent sur des colonies très développées, les abeilles se resserrent en grappe pour protéger la reine, abandonnant parfois le couvain en périphérie qui meurt de froid. C’est le « refroidissement du couvain » qui peut ensuite engendrer des maladies.
Conclusion
Ce début mars est une opportunité pour la croissance des colonies mais il impose une présence technique accrue. L’apiculteur ne doit pas se laisser bercer par le soleil : il doit surveiller les réserves de nourriture très attentivement car une ruche très peuplée peut mourir de faim en quelques jours si la météo tourne à la pluie.
Envie de découvrir les abeilles au travail ?
Rien de plus simple ! Contactez-nous, nous en parlons toujours avec grand plaisir.
Vous pouvez découvrir nos actions et participer avec nous à la biodiversité !


No responses yet