Les floraisons de la seconde partie du mois de Mars

Avec l’allongement des journées et des températures toujours clémentes, les abeilles continuent leurs vols de propreté et d’exploration. Dès que les températures dépassent environ 10 à 12°C, les butineuses quittent la ruche pour évacuer les déchets accumulés durant l’hiver et rechercher les premières sources de nectar et de pollen.

La reine, quant à elle, intensifie progressivement sa ponte. Cette reprise reste toutefois dépendante des apports extérieurs : une disponibilité suffisante en pollen est essentielle pour nourrir les larves et soutenir le développement du couvain.

Beaucoup de Prunus ont déjà finis leur floraison, restent notamment certains cerisiers moins précoces, des lauriers qui se sont ouverts et les pruneliers qui sont l’une des principales ressources des abeilles actuellement.

Abeille sur les fleurs de prunelier dit aussi « épines noires »

Cet arbuste souvent présent dans les haies, sur les bords de route, offre à la fois du pollen et du nectar aux abeilles.

Il existe beaucoup de sortes de lauriers : laurier sauce, laurier tin, ici c’est un laurier palme (ou laurier cerise).

Tous ont un grand intérêt pour les pollinisateurs, le laurier palme, en plus de produire du nectar via ses fleurs possède aussi des nectaires extra-floraux, de petites glandes sous les feuilles qui sécrètent du nectar même en dehors de la floraison.

Abeilles qui visitent un laurier palme
Même abeille en vidéo, cette fois, on distingue ses pelottes de pollen

Une autre fleur souvent méconnue et mal-aimée qui profite beaucoup à nos abeilles : le pissenlit !

Injustement considérée comme une simple « mauvaise herbe », il est pourtant entièrement comestible pour l’homme (de la racine (séchée, en infusion) jusqu’aux fleurs) et est très apprécié des abeilles qui y trouve, là encore, à la fois nectar et pollen.

Cette inflorescence, jaune vif, solitaire, est en réalité composée d’innombrables fleurs, à pétale en forme de langue étroite, regroupées sur un seul gros capitule.

Le pissenlit est capable d’une stabilité thermique : ses fleurs se ferment la nuit et par temps gris, protégeant ainsi la qualité du pollen contre l’humidité.

Nous vous encourageons à retarder et espacer les tontes afin de laisser s’épanouir les plantes de jardin qui ont un réel role à jouer pour la biodiversité.



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